Aux sources du Lionisme

 

Aux sources du Lionisme

Essai par Raymond NOSSENT,
Lions Club Bruxelles Cambre – District 112 C Belgium

 

Lions

Les membres du Chicago Central Lions Club posent devant l’Institut d’art de Chicago en 1919
(Melvin Jones est au deuxième rang, le quatrième en partant de la droite)

Janvier 1987

 

Version originale revue et augmentée
par Stéphane VERBOOMEN, Lions Club Bruxelles Saint Hubert

 

Ce travail a pu être réalisé grâce aux archives que Léon de PAEUW (Past-Gouverneur du District 112 C et Président fondateur du Lions Club Bruxelles Saint Hubert) a souhaité me confier quelques semaines avant son décès survenu en janvier 2015 à l’âge de 85 ans.

Cette publication lui rend hommage.

 

Léon

Léon de PAEUW

Table des matières

 

  1. Introduction
  2. Avant propos
  3. Il était une fois, en 1917
  4. Qui est Melvin Jones ?
  5. Les premiers temps
  6. Du Lions Club Magazine à la revue Lion
  7. Les couleurs officielles
  8. L’emblème
  9. L.I.O.N.S. (signification des 5 lettres)
  10. We Serve
  11. Le succès du Lionisme et de ses actions philanthropiques
  12. Mrs Helen Keller
  13. Le dévouement inlassable de Melvin Jones
  14. En Belgique
  15. En guise de conclusion
  16. Annexes
La Canne blanche
Jimmy Carter et le combat contre l’onchocercose
Code de déontologie des Lions
Objectifs du Lions Clubs International
Déclaration de principe
Déclaration de mission
Chronologie

 

Avertissement : les ajouts par rapport au texte original de 1987 ont été rédigés en « italiques »

 

Melvin Jones - CopieJ’espère qu’il y aura toujours, pour le Lions international, une « Terre promise » à conquérir, toujours un objectif qui grandira au fur et à mesure que nous nous en rapprocherons et qui restera juste en dehors de notre portée, de manière à obliger à agir plus vite, à travailler plus fort, à penser plus grand, à donner davantage.

Melvin JONES (1879-1961)

 

 

Introduction

100 ansA l’aube du 100e anniversaire de la création du Lions Clubs International, les écrits du Lion Raymond NOSSENT nous rappellent l’histoire extraordinaire et souvent méconnue, de la création de notre association ainsi que les valeurs humanitaires et citoyennes prônées par cette dernière.

De cette histoire passionnante, les Lions de Saint Hubert gardent en mémoire les moments forts, contés, avec enthousiasme et passion, par Léon de PAEUW aux futurs nouveaux membres la veille de leur intronisation.

C’est ainsi que, depuis la création de Bruxelles Saint Hubert, tous les membres, sans exception, ont été « initiés » aux valeurs du Lionisme lors de la traditionnelle et mythique soirée d’accueil à l’Auberge du « Vieux Pannenhuis ».

Grâce à Léon, cette belle histoire est aussi devenue la nôtre. Veillons dès lors à la transmettre aux nouvelles générations de Lions comme témoignage de notre action citoyenne et de l’engagement solidaire que nous essayons modestement de cultiver.

Stéphane VERBOOMEN
Lions Club Bruxelles Saint Hubert
Bruxelles, décembre 2014

 

Avant propos

 

Voici 70 ans que le Lions Club International a vu le jour. Voici également 25 ans qu’est mort son fondateur, Melvin JONES. En Belgique, le Lionisme célèbre son 35ème anniversaire. N’est-ce pas un moment opportun pour faire le point, retourner aux sources, examiner comment une idée magnifique a trouvé des centaines de milliers d’adeptes ? Pour voir aussi si certaines idées et certaines conceptions ne gagnent pas à être replacées dans leur contexte historique ? Pour se demander enfin si certaines révisions ne sont pas nécessaires en cette fin du XXe siècle ?

Raymond NOSSENT
1987

1

1966 – Le Past Président international H. Campbell aide Loren Critzer,
Président du 20.000e Lions Club nouvellement fondé, à ériger l’emblème de l’association à l’entrée de la ville.

 

Il était une fois, en 1917…

 

Nous sommes en 1917. En Europe, après la sanglante bataille de Verdun, une lassitude certaine se manifeste parmi les Alliés. Des dizaines de milliers de Belges, de Britanniques, de Français piétinent derrière les protections dérisoires des « Vaderlanderkes » (sacs remplis de terre formant rempart) dans les boues de l’Yser où parfois, en été, apparaissent quelques coquelicots. Aux Etats-Unis, Woodrow Wilson vient d’être réélu Président par 277 voix contre 254. La majorité des Américains l’ont soutenu parce qu’il a réussi à « maintenir l’Amérique hors de la guerre » ! Elle va maintenant y entrer, le 6 avril 1917. En peu de temps, les premiers détachements américains vont débarquer en Europe et graduellement faire pencher la balance en faveur des Alliés. Cent vingt mille « boys » vont tomber dans le secteur de la Marne et les défilés d’Argonne. Mais aux Etats-Unis – 10 millions de km2 de l’Atlantique au Pacifique – la vie suit son cours presque normal. L’Europe, c’est loin… Le territoire et les familles ne sont en rien menacés. Le pays est prospère. Et à Chicago, un homme de 38 ans a une idée neuve et généreuse qu’il va faire triompher et qui va connaître un énorme rayonnement international : il s’appelle Melvin JONES.

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Qui est Melvin Jones ?

 

La conquête difficile et souvent sanglante de l’ouest des Etats-Unis n’est pas simplement un thème haut en couleurs pour des producteurs de films. A la fin du siècle dernier, et pendant des années, des escarmouches, mais aussi des combats, voire des batailles, ont opposé, notamment dans les territoires de l’Arizona et du Montana, des militaires et des pionniers américains aux Indiens qui défendaient farouchement leur existence et leurs territoires. Ainsi, aux environs de 1876 encore, une tribu d’Indiens Sioux a encerclé et massacré dans le Montana, une troupe d’éclaireurs (« scouts ») commandé par le Général Custer. Les Apaches quant à eux rendent la vie dure aux hommes blancs dans l’Arizona. Sous le commandement de Cochise, un excellent stratège, et ensuite du Chef Geronimo, un combattant brillant et cruel, les Apaches opposent une résistance acharnée. Les deux camps subissent régulièrement des pertes importantes. L’armée américaine a établi une base fortifiée dans l’Arizona, entre les montagnes Santa Teresa et Gila, à 60 kilomètres des retranchements Apaches. La troupe d’éclaireurs de « Fort Thomas » est commandée par le célèbre Général Nelson Miles. Un de ses officiers, le Capitaine Calvin Jones, vit au Fort avec sa femme Lydia M. Gibler. C’est là que naît leur fils Melvin Jones le 13 janvier 1879. Le Capitaine Calvin Jones participe constamment aux combats et cela jusqu’à la capture, en 1886, et le bannissement dans une réserve indienne de l’Oklahoma, du Chef Geronimo. La résistance des Peaux Rouges est vaincue.

Toute la jeune enfance de Melvin Jones se déroule donc dans un climat de dangers et d’incertitudes. Ses plus vieux souvenirs sont faits du tohu-bohu d’une garnison en guerre, d’uniformes militaires bleus et de chevaux piaffants, de cris de commandements et de sonneries de clairons, d’odeurs de poudre et de nuages de poussières, d’incendies et de chariots en mouvement, d’hommes hagards et blessés. Melvin s’est toujours souvenu du sentiment de bonheur qui envahit ses parents lorsque son père est transféré vers une autre affectation, dans le Nord. Sa mère pleure de joie lorsqu’elle apprend la nouvelle. La famille Jones séjourne alors successivement à Saint-Louis et à Quincy, dans l’Illinois, et Melvin y fréquente l’école.

Son éducation demeure assez ballottée, au hasard des changements de garnison. Adolescent, il réussit à fréquenter le « Union Business College » et il acquiert de superficielles connaissances juridiques au Chaddock College. C’est, sans doute, ce qui a fait croire à d’aucuns qu’il était devenu avocat. En réalité, le jeune homme avoue qu’il hésite entre devenir avocat ou ténor ! Sa voix est très appréciée à l’école. Mais lorsqu’il a vingt ans, on le retrouve à Chicago. Ayant renoncé au droit et à la musique, il est devenu employé dans l’agence d’assurance Johnson et Higgins. Grande métropole dans le Middle-West américain, Chicago est déjà à l’époque un port très actif sur le Lac Michigan, un important centre de communications, très vaste marché pour les céréales et pour le bétail. Les industries de préparation et de transformation de la viande y sont nombreuses et florissantes. Les fortunes s’y font et s’y défont dans la meilleure tradition du goût du risque et de l’esprit d’entreprise américains. Un terrain rêvé pour les assureurs !

Melvin Jones rencontre une charmante fille originaire de la ville, Rose Amanda Freeman et il l’épouse en 1909. Rose était en passe de devenir une des meilleures joueuses de golf de son temps. Elle finit d’ailleurs par remporter le titre du National Women’s Open au tournoi de golf qui se déroule à Pinehurst, en Caroline du Nord, en 1925. Melvin aime rappeler, en riant, qu’il a ainsi été vraisemblablement le premier veuf « golfique » de l’histoire, victime de la passion de son épouse pour la petite balle martelée ! Mais il n’en pense rien, car Rose est pour lui une compagne adorable et une collaboratrice précieuse qui lui apporte une aide considérable dans le développement de sa carrière et surtout du Lionisme auquel il va, en fait, consacrer sa vie.

L’homme est intelligent, travailleur et prompt à saisir les opportunités qui s’offrent à lui. En 1913 déjà, il est devenu l’unique propriétaire de l’agence d’assurance où il a fait ses débuts. On imagine aisément que dans le trépidant Chicago de ce début du XXe siècle, un courtier en assurance dont les affaires se développent harmonieusement a l’occasion de rencontrer énormément de monde, de bien savoir ce qui se passe dans la ville, de connaître les situations les plus variées, de se faire d’utiles relations. C’est ainsi qu’un jour de 1912, un ami (qui ?) l’invite à rencontrer les membres de son Cercle, le « Business Circle of Chicago » qui tient son déjeuner hebdomadaire à la « Boston Oyster House ». Melvin Jones, à l’allure râblée, cheveux châtain clair, un fort accent de l’Ouest et arborant toujours un chaleureux sourire, est accueilli avec sympathie.

Le « Business Circle of Chicago » est une de ces associations comme il en existe des centaines dans les villes et les villages des Etats-Unis et où se réunissent régulièrement des hommes d’affaires, des commerçants, des industriels. Le « business » y règne en maître absolu. Leur seul objectif est de faire davantage et de meilleures affaires. Les membres traitent entre eux, se soutiennent et se recommandent mutuellement, échangent des tuyaux, vantent leurs produits et leurs services respectifs. Bientôt Melvin Jones accepte l’invitation qui lui est faite de devenir membre effectif du Cercle. On imagine aisément que cet assureur lucide, entreprenant et dynamique voit ainsi s’ouvrir à lui une série de nouvelles possibilités pour le développement de son agence. Mais il se laisse aussi séduire par les attraits de la vie associative et grâce à son savoir-faire il arrive à augmenter le nombre de membres de son Cercle et à en améliorer le fonctionnement et le rayonnement. Aussi, lorsqu’en 1915, un des membres plus anciens (qui est-il ?) est désigné pour être candidat à la présidence, il n’accepte qu’à la condition que Melvin soit choisi en qualité de secrétaire. Tous les deux sont élus !

Dans sa nouvelle fonction, à la fois d’observation et de responsabilité, Melvin ressent graduellement un malaise… Les drames et les incertitudes qui ont jalonné son enfance, peut-être des situations tendues ou dramatiques qu’il connaît en sa qualité d’assureur, certainement aussi un sens inné de l’altruisme, lui font considérer peu à peu les activités de son cercle d’un œil très critique. Voilà, se dit-il, quelque 200 hommes, très actifs, riches, influents, qui se réunissent exclusivement pour guindailler et pour faire prospérer davantage encore leurs entreprises. Dans de nombreux autres endroits des Etats-Unis, d’autres Cercles vivent et agissent de façon semblable. Mais d’autres se déclarent intéressés et se montrent encourageants. Graduellement, du flot des messages, l’enthousiasme pour la création d’un service Club se précise. En possession d’un dossier solide, après avoir personnellement rendu visite à différents Business Clubs et après de longs échanges de vues avec quelques compagnons (qui sont-ils ?), Melvin Jones se risque à proposer aux membres de son Cercle de Chicago de participer à la création de la nouvelle Association. Vers la fin de l’année, les membres du Comité approuvent son initiative. Ils confient à leur Secrétaire le soin de régler les problèmes pratiques d’organisation et de mise en route…

 

Les premiers temps

 

3Le jeudi 7 juin 1917, une douzaine de délégués (certaines sources indiquent 20 délégués ?), invités par Melvin Jones et qui représentent 27 Cercles éparpillés aux quatre coins des Etats-Unis, se rencontrent dans la « East Room » de l’Hôtel La Salle, à Chicago, un établissement de standing aujourd’hui disparu. Ni la diversité des intérêts et des personnalités présentes, ni les rivalités entre Cercles d’une même ville, n’empêchent un déroulement harmonieux de la rencontre. Il y a accord pour fonder une Association qui réponde pleinement aux préoccupations philanthropiques de Melvin Jones. Il est décidé de tenir d’autres réunions. C’est ainsi que ce que l’on peut considérer comme la première « Convention » a lieu en l’Hôtel Adolphus à Dallas (Texas) les 8, 9 et 10 octobre 1917. Il y a 36 délégués présents et 8 remplaçants qui représentent 22 clubs venant de 9 Etats américains : l’Arkansas, la Californie, le Colorado, l’Illinois, la Louisiane, le Missouri, l’Oklahoma, le Tennessee et le Texas. Cinq autres clubs sont en formation et n’ont pas envoyé de délégué. Comme il était à prévoir, le Dr. William P. Woods, un chirurgien d’Evansville dans l’Indiana, et qui représente l’Ordre Royal des Lions, est élu Président du Lions International.

L’Hôtel La Salle à Chicago et la « East Room »  

4Melvin Jones, qui a alors 38 ans, est désigné en qualité de Secrétaire effectif. Dans certains documents en langue française, on dit « Secrétaire adjoint » ! Adjoint ? De Qui ? Il s’agit vraisemblablement d’une confusion commise par des traducteurs entre fonction de « Acting Secretary » qui est celle qui a été attribuée à Melvin Jones, et celle de « Assistant Secretary »… « Acting » peut signifier « effectif » ou éventuellement « faisant fonction ». C’est évidement la première signification qui doit être retenue. Ultérieurement, Melvin Jones est mentionné comme « Secretary-Treasurer » (Secrétaire-Trésorier). Comme Melvin Jones l’avait espéré, la Convention adopte une motion proposée par la délégation de l’Oklahoma : « Aucun Club ne pourra par ses statuts, ses règlements ou quelque autre moyen que ce soit, avoir pour objectif de procurer un avantage financier à ses membres ».

 

 Du Lions Club Magazine à la revue Lion

 

5En novembre 1918 déjà, Melvin Jones sort le premier numéro du « The Lions Club Magazine », une publication de 28 pages en format de poche. Aujourd’hui, la revue « The Lion » comporte 20 éditions différentes, utilisant 15 langues.

A ce jour, la revue LION, publication officielle du Lions Clubs International, est éditée en 21 langues et distribuée aux 1,35 million de membres répartis dans 45.000 Clubs situés dans 207 pays à travers le Monde. Une version électronique de la revue est également disponible sur Internet.

 

Les couleurs officielles

 

  • L’or représente la générosité ;
  • La couleur pourpre symbolise la loyauté, l’intégrité du cœur et de l’esprit.

 

L’emblème

 

Rallye transparent
L’emblème consiste en un « L » de couleur or sur fond circulaire pourpre, lui-même bordé d’or et flaqué de chaque côté par un profil de lion regardant vers l’extérieur. Celui de gauche symbolise le respect du passé et des traditions, celui de droite marque l’intérêt et la confiance en l’avenir. L’emblème porte encore, en haut, le mot « Lions » et, en bas, le mot « International ».

 

L.I.O.N.S. (signification des 5 lettres)

 

Alors que tout se déroulait très harmonieusement au cours des réunions et conventions, le nom de l’Association est resté une pierre d’achoppement pendant un temps assez long.

A la toute première réunion, celle du 7 juin 1917, assistent des délégués des « Optimists », des « Reprocity Clubs », des « Wheels », du « Concordia Club » d’Omaha, des « Business and Professional Men » de Saint-Paul, des « Cirgonians » de Saint-Louis et de Détroit et de « l’Ordre Royal des Lions » d’Indiana. Presque tous espèrent faire adopter leur dénomination comme appellation de la nouvelle association.

Melvin Jones qui a intelligemment prévu cette difficulté a agi en coulisse. Les membres de son Business Circle soutiennent le nom qui a la faveur de leur secrétaire : « Lions ». Les recherches effectuées par Melvin lui ont confirmé que le Lion est un symbole de courage, de puissance, de fidélité, de dynamisme. Par scrutin secret, il est décidé, en principe, d’appeler le nouveau groupe « Association de Lions Clubs ». Vexés, les « Optimists » quittent la séance… Le problème du nom n’en est pas définitivement réglé pour autant.

Pendant des mois, au cours des diverses réunions, des efforts sont encore déployés pour qu’un autre nom soit choisi. Les uns proposent « Rainbow » (« Arc-en-Ciel ») en l’honneur de la Division « Rainbow » de l’Armée américaine qui vient de se distinguer héroïquement sur le front européen. D’autre plaident en faveur de « Vortex » (en français, littéralement, le « Tourbillon » !).

Enfin, le premier jour de la Convention qui se tient à Chicago en 1919, Halsted Ritter, un jeune avocat de Denver, traite des « Espoirs du Lionisme ». Et il dit : « Le nom Lions n’évoque pas seulement le Roi des Animaux et toutes les éminentes qualités que nous aimons : la fraternité, la camaraderie, la force de caractère. Mais, de plus, la combinaison des lettres L.I.O.N.S. est le message et la base de notre citoyenneté américaine : Liberty, Intelligence, Our Nation’s Safety. Annonçons-le sur nos drapeaux, imprimons-le dans nos cœurs, portons haut et clair ces lettres magiques et exaltantes ». L’éloquence de Ritter fait merveille. Le nom « Lions » est enfin définitivement accepté et les mots répondant aux 5 initiales adoptés comme le slogan du Lionisme. Notre ami Halsted Ritter a bien souligné la portée des 5 mots en précisant « pour les citoyens américains ».

Avec infiniment de raison :

  1. « Liberty » (Liberté) :  les américains se veulent des citoyens libres, libres de  penser et d’agir, d’aller et de venir, libres de déterminer  leur destin. C’est pour défendre cette liberté que des  centaines de milliers d’Américains sont allés se battre en  Europe.
  2. « Intelligence » : En anglo-américain, comme en français, le mot a diverses  significations. Il est bien évident que dans l’esprit de  Halsted Ritter, il n’est pas employé dans le sens d’ »être  doué », « malin », « habile », le contraire de « borné » et  d’ « inintelligent ». De quel droit les Lions se réclament-ils  de l’intelligence dans ce sens-là ? En français, on a dès lors traduit « intelligence » par  « compréhension ». Mais ce mot présente une certaine  ambiguïté : il signifie aussi bien la faculté de comprendre  que la bienveillance ou l’indulgence. Ne faut-il dès lors pas  rendre le mot anglo-américain « intelligence » par  l’expression « la volonté de comprendre les autres »,  d’usage moins commode, mais qui semble plus exacte.
  3. « Our Nation’s Safety » En 1919, toutes les blessures de la Guerre de Sécession  (1861-1865) entre Etats du Nord et Etats du Sud ne sont  pas complètement cicatrisées, la Première Guerre  mondiale vient à peine de se terminer. La sécurité, la  sauvegarde la Nation demeure donc une préoccupation.  Mais l’habile acrobatie de Halsted Ritter peut-elle être  logiquement le slogan d’un Service Club qui, de plus, va  avoir une vocation internationale ? Que la proposition de Halsted Ritter ait créé un certain  embarras, lorsqu’il a fallu l’utiliser en dehors des Etats- Unis paraît prouvé par le fait qu’en traduction française,  par exemple, le sens en a été incontestablement modifié.  Pour Ritter la « Liberté », la « Compréhension » et la  « Sécurité de notre Nation » (au singulier) étaient trois  caractéristiques spécifiques, trois objectifs liés mais  distincts du Lionisme aux Etats-Unis, en 1919. Il n’a pas dit, et apparemment on n’a jamais écrit :  « Liberty and Intelligence are Our Nations Safety ». Or,  dans les traductions françaises, c’est cela que l’on  retrouve : « La liberté et la Compréhension sont la  sauvegarde de nos nations » ! C’est très différent. De  plus, cette affirmation est-elle exacte ? La sauvegarde et  la sécurité de nos nations ne sont-elles pas surtout, à  l’intérieur, par le consensus des citoyens, par le bien-être  des familles, le développement économique, la paix sociale  et, évidemment, à l’extérieur, par les moyens de  résistance et de défense, notamment militaires ? Est-ce  important ? Sans doute. Le slogan d’une Association ne  doit-elle pas correspondre aux réalités ?

 

We Serve

 

Comme il s’agissait, en fait, d’un jeu de lettres ou de mots, Halsted Ritter aurait aussi bien pu inventer que LIONS signifiait :

Labor
Integrity
Order
Neutrality
Service

We Serve(Travail, Intégrité, Ordre, Neutralité, Service), ce qui aurait eu le grand avantage d’introduire, dès l’origine, dans notre slogan, cette notion de « service » (« We Serve ») qui est la raison d’être profonde du Lionisme.

Ce n’est, en réalité, qu’en 1950, c’est-à-dire après la Deuxième Guerre Mondiale, au moment de la spectaculaire expansion du Lionisme dans le monde, que « We Serve » (nous servons) devient la devise mondiale de l’Association.

Cette devise a été sélectionnée parmi les réponses à un concours auquel 6.000 Lions ont participé. Le vainqueur (son nom mériterait d’être connu) est Canadien.

 

Le succès du Lionisme et de ses actions philanthropiques

 

La nouvelle association n’a pas dû chercher bien longtemps comment se mettre concrètement au service de la Communauté. Les Lions de Little Rock (Arkansas) collectent des livres et des magazines pour les distribuer à des militaires stationnés dans un camp voisin en attendant de partir pour l’Europe. Ceux de Dallas souscrivent des obligations du fameux « Liberty Loan » qui permet au Gouvernement américain de réunir près de 19 milliards de dollars pour financer l’effort de guerre. Les Lions d’Austin soutiennent un programme destiné à fournir l’eau nécessaire à des camps militaires d’entraînement.

La terrible épidémie de grippe qui ravage les Etats-Unis en 1918 paralyse pratiquement la jeune Association. Peu de réunions Lions peuvent se tenir. Mais les efforts sont néanmoins poursuivis. Le Club d’Oklahoma, par exemple, acquiert une flatteuse réputation en fournissant des véhicules et des chauffeurs aux volontaires de la Croix Rouge qui se trouvent aux avant-postes dans le combat contre le terrible fléau.

Le premier bilan présenté à la Convention de Saint-Louis de 1918 montre l’existence de 48 clubs, soit 20 de plus que l’année précédente. Et les recettes ont excédé les dépenses de 488 dollars et 20 cents… Dès 1920, un Club est fondé au Canada. Il marque le démarrage du rayonnement international du Lionisme.

 

Mrs Helen Keller

 

En 1924, se tient à Omaha (Nebraska) la première grande Parade qui va devenir une tradition impressionnante et haute en couleurs du Lionisme international. C’est là aussi (d’autres sources disent que c’est en 1925, à la Convention de Cedar Point, dans l’Ohio ?) que Mrs Helen Keller, cette femme admirable, aveugle et sourde, adresse un message émouvant aux Lions :

« Devenez les Chevaliers Servants des Aveugles. N’est-ce pas votre devoir d’aider à approcher le jour où il n’y aura plus de cécité qui ne puisse être prévenue ; le jour où il n’y aura pas un enfant aveugle ou sourd qui ne puisse bénéficier d’une éducation adéquate ; pas un homme ou une femme aveugle qui reste désemparé et sans secours ? Je vous lance un vibrant appel à vous les Lions qui avez le bonheur de voir et d’entendre. Vous êtes forts, vous êtes généreux, vous êtes courageux »

Les Lions ont répondu avec enthousiasme. Le Lionisme international est rapidement devenu une des plus importantes organisations au monde engagée dans la lutte contre la cécité. La recherche médicale dans ce domaine, des banques d’yeux, des écoles pour le dressage de chiens d’aveugles et une multitude d’autres formes d’aide ont été développées par le Lionisme tout au long de son histoire.

En Belgique, l’activité des « Livre Parlés » est donc dans la droite ligne de cette activité Lions essentielle.

Keller

En 1961, Helen Keller reçoit une récompense humanitaire du gouverneur de district William Smith (à gauche) et du deuxième Vice-Président Curtis Lovill.

Helen Keller (27 juin 1880 à Tuscumbia, Alabama – 1er juin 1968) est un écrivain, activiste et conférencière américaine. Bien qu’elle fût sourde, muette et aveugle au début de sa vie, elle parvint à obtenir un diplôme universitaire. Sa détermination a suscité l’admiration, principalement aux États-Unis. Elle a écrit 12 livres et de nombreux articles au cours de sa vie. Son autobiographie « Sourde, muette, aveugle : histoire de ma vie » a inspiré la pièce, puis le film, Miracle en Alabama (Wikipédia).

 

Le dévouement inlassable de Melvin Jones

 

En 1926, Melvin Jones abandonne définitivement la gestion de sa firme de courtage d’assurances pour se consacrer exclusivement au Lionisme qui était, en réalité, son activité principale déjà depuis plusieurs années.

En 1950, alors que le nombre de Lions dépasse les 400.000, le Board International lui confère le titre de Secrétaire Général à vie. En 1958, son titre devient « Fondateur et Secrétaire Général ».

Après 32 ans passés dans les bureaux encombrés du Mc Cormick building, à Chicago, Melvin Jones assiste avec émotion à l’inauguration du bâtiment érigé par l’Association sur la Michigan Avenue. Cet immeuble est non seulement un merveilleux symbole pour le plus important Service Club au monde, mais surtout un hommage de qualité à son fondateur. En 1971, le siège est transféré sur le site d’Oak Brook où il se trouve toujours à l’heure actuelle et où quelque 300 collaborateurs permanents contribuent au développement de l’Association.

Tout au long de sa vie, Melvin Jones voit reconnaître, sous des formes diverses, ses éminents services. En 1932, le Président Herbert Hoover le nomme membre d’un groupe d’experts qui donnent à la Maison Blanche des conseils dans le domaine du redressement économique.

En 1939, le Gouvernement cubain lui accorde la plus haute distinction civile, l’Ordre National du Mérite de Carlos Manuel de Cespedes. En 1945, il reçoit l’Ordre du Mérite et de l’Honneur de la Croix Rouge cubaine. La même année, il représente le Lions à Washington, à la Conférence préliminaire à la Fondation de l’ONU et, au mois d’avril, il est appelé en qualité de consultant à une réunion historique que les Nations Unies tiennent à San Francisco.

En 1945, Melvin Jones perd sa femme, Rose Amanda, qui a été sa fidèle collaboratrice pendant 45 ans.

Le 21 juin 1956, au cours d’une cérémonie très simple, il épouse Lilian M. Rodigan, qui lui apporte beaucoup de réconfort et devient son véritable ange gardien jusqu’au moment de son décès.

C’est en novembre 1959, alors qu’il se rend à Edmonton, au Canada, pour prendre la parole à une cérémonie de Lions Club qu’il est frappé d’un premier malaise cardiaque. Cet homme de 80 ans a malgré tout le courage de revêtir sa tenue de soirée et de se rendre, en chaise roulante, à la manifestation qui lui réserve une vibrante ovation.

Avec une énergie indomptable, malgré une santé de plus en plus hypothéquée, il continue à se consacrer entièrement à ce qui est l’œuvre de sa vie. A l’occasion de son 82ème anniversaire ; le Lions Club de Chicago Centre qui est issu en fait du « Business Club » dont Melvin Jones a été le Secrétaire, crée en son honneur une bourse d’Etude perpétuelle.

Melvin Jones, dont la devise « On ne peut aller bien loin dans la vie si l’on ne commence pas par faire quelque chose pour quelqu’un d’autre » est devenue un principe directeur pour toutes les personnes dévouées à l’intérêt général, s’éteint le 1er juin 1961, à l’âge de 82 ans.

Il a servi le Lionisme avec ferveur pendant 44 ans.

3

Les Lions fêtent le 50e anniversaire du Lions Clubs International
à la Convention internationale de Chicago (États-Unis), en 1967.

4

Les Lions de Bruxelles Saint Hubert « à la fête » en 2011.
Entre ces deux photos, « y a pas photo » : le Lionisme évolue bien avec son temps !

 

En Belgique

Fete nationale

L’objet de cet essai est de retourner aux origines du Lionisme mondial. Il n’est toutefois pas sans intérêt de retracer brièvement aussi l’histoire du Lionisme en Belgique. Notre seule source d’information est une Note publiée par le Lion Raymond Willemyns, à l’époque où il était Gouverneur (1978-1979) de notre District, sous le titre « Het District 112 – Belgium – Schets van ziin ontstaan en ontwikkeling » (« Le District 112 – Belgium – sa naissance et son évolution »).

C’est Jean-Paul Galland, un avocat genevois, fondateur du premier Club Lions en Suisse qui, en 1949, suggère à son ami belge Louis Vannuvel de créer un Club chez nous. L’idée fait son chemin. Louis Vannuvel réussit à réunir des hommes de bonne volonté appartenant à des milieux d’opinions très variées et à fonder, en 1952, le premier Club Lions belge « Bruxelles Centre ». Celui-ci reçoit sa Charte, le 24 mai, des mains de Tony Deloge, délégué pour l’Europe de l’Association internationale des Clubs Lions (le Directory du District 112 pour l’exercice 1986-1987 indique que la Remise de Charte au Lions Club Bruxelles Centre Fondateur a eu lieu le 17 mai 1952 ?).

Louis Vannuvel, qui est mort en 1978, a été le Président-Fondateur de son Club et ultérieurement le Premier Gouverneur du District 112. C’est en 1952 aussi, qu’est créé le premier Club anversois « Antwerpen-Centrum » qui est tenu sur les fonts baptismaux par le Club bruxellois.

La première Convention Nationale se tient à Keerbergen, le 31 mai 1953. Elle est présidée par le Lion René Gauverit, de Bruxelles-Centre. Y participent aussi des délégués du Lions Club Liège-Cité (15 avril 1953) et de deux Clubs en formation : Gand (24 octobre 1953) et Namur (19 décembre 1953). Le document fournit encore quelques indications concernant les « dignitaires internationaux ». Deux Belges ont déjà siégé au sein du « Board » de l’Association Internationale des Clubs Lions en qualité de Directeur : Paul Simpelaere (1960-1961) et Denis Bersoux (1970-1972). D’autres Belges ont été des « conseillers internationaux », une fonction qui a cessé d’exister : Georges Sherington (Liège), René Gaucerit (Bruxelles-Centre), Oswald Claessens (Antwerpen-Centrum), Jean Eeckhout (Gent), Jules Closon (Liège), Edouard Aubry (alors du Club de Namur), Jos Venkeler (Antwerpen-Centrum), Robert van den Boogaerde (Ieper), etc… Le Past-Gouverneur van Soest a été Vice-Président du « Board of Governors Executive Council ». Emile Pétré (actuellement à Bruxelles-Nations) a été « délégué international » pendant de nombreuse années. Sans chercher à être complet, ajoutons que le Past-Gouverneur Marcel Mengeot (1973-1974) a exercé les fonctions de « Directeur International.

 

En guise de conclusion

 

Cet essai constitue un reflet relativement complet de la documentation normalement disponible quant à l’origine et au développement du Lionisme. Avec, à l’occasion, certains points d’interrogation et certaines remises en question. Avouons-le : en ce qui concerne la personnalité de Melvin Jones, nous restons sur notre faim. Certes, nous suivons les étapes de sa vie, nous admirons son idéal, sa générosité, son endurance, mais nous ne le sentons pas réellement vivre…

Expliquons-nous.

Lorsqu’on s’intéresse à la vie et à l’action d’autres hommes qui ont, comme Melvin Jones, donné corps et élan à des idées humanitaires, on peut, en général, consulter des biographies relativement complètes. On les y voit vivre et agir dans la totalité de leur personnalité. C’est le cas, par exemple, pour le Baron Robert Baden-Powell, ce général anglais qui a fondé le scoutisme. Et celui de Henri Dunant, le philanthrope suisse à l’existence si tourmentée, qui a obtenu le Prix Nobel pour avoir créé la Croix Rouge internationale. On découvre leur caractère, leur manière de vivre et d’agir, leur vie quotidienne, leurs succès et leurs déboires, leurs relations avec leur famille, leurs amis, des anecdotes qui les concernent.

En ce qui concerne Melvin Jones, apparemment, rien de pareil. Impossible (sauf erreur) de se faire une idée du caractère réel, de la manière de se comporter, de l’entourage de cet homme qui finit par apparaître comme un personnage mythologique, un peu abstrait, et non pas comme un être de chair et de sang qui a aimé, travaillé, lutté, souffert, vaincu, parlé, écrit. Nous ne savons pratiquement rien de sa vie scolaire, conjugale, familiale, de ses méthodes de travail, de ses clients, de ses amis, de ses loisirs.

Etait-il un bon orateur ? Un personnage réellement charismatique ? Avait-il une religion (un point auquel les Américains attachent pourtant une grande importance) ? Aimait-il la musique, la peinture, la littérature ? Etait-ce un fin gastronome ou peut-être un « teetotaller » (abstinent  total) ? A-t-il beaucoup voyagé, a-t-il visité l’Europe, l’Afrique, l’Asie ? Pour un historien, quel admirable défi !

Ne peut-on pas regretter de même que pour la Belgique aussi où le Lionisme prend son envol en 1952, il ne semble pas exister une synthèse vivante de tout ce qui a été fait. Qui était donc ces hommes qui prirent les premières initiatives ? Qu’est-ce qui les a poussés à agir ? Quelles étaient leurs professions ? Leurs carrières ? Où se réunissaient-ils ? Il y avait un seul Club en 1952. On dépasse aujourd’hui les 180 Clubs. Cela ne s’est évidemment pas fait sans beaucoup de travail et d’enthousiasme. Ne serait-il pas passionnant de recueillir auprès de témoins qui les ont vécues les péripéties qui permettraient de brosser (en utilisant une palette riche, précise et vivante) la belle « saga » du Lionisme belge.

Mémorialistes, munissez-vous donc de vos enregistreurs et installez-vous à vos écritoires !

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Annexes

 

La Canne blanche

 

Canne blancheEn 1930, le Lion George Bonham a peint une canne blanche avec une bande rouge après avoir vu un aveugle en difficulté pour traverser la rue. Cette pratique s’est répandue et a donné lieu à des « lois régissant l’utilisation de la canne blanche » conférant aux aveugles un statut juridique dans la circulation dans tous les États des États-Unis.

 

 

 

 

Jimmy Carter et le combat contre l’onchocercose

 

Carter1995 : la LCIF s’associe au Carter Center, dirigé par l’ancien Président des États-Unis et membre du Lions Club, Jimmy Carter, pour combattre l’onchocercose en Afrique et en Amérique latine.

2013 : la Colombie parvient à éradiquer l’onchocercose(1) grâce au soutien du partenariat des Lions et du Carter Center.

 

(1)  L’onchocercose (la cécité des rivières) est une maladie des yeux et de la peau causée par un vers  (filaire) dont le nom scientifique est Onchocerca volvulus.

CarterJimmy Carter et le Lionisme :

https://www.youtube.com/watch?v=HDcqJY9MSnw

 

 

 

 

Code de déontologie des Lions

 

  • Montrer ma foi en la valeur de ma profession en fournissant tous les efforts possibles afin d’être reconnu pour la qualité des services apportés.
  • Rechercher le succès et exiger toute rémunération ou tout profit requis en juste retour de mes efforts, mais n’accepter ni gain ni faveur pouvant porter atteinte à ma dignité personnelle en raison des avantages déloyaux qu’ils procurent ou des agissements douteux qu’ils induisent.
  • Me rappeler que pour créer mon entreprise, je n’ai aucunement besoin de nuire aux autres ; je dois être loyal à l’égard de mes clients et sincère envers moi-même.
  • Si la valeur morale de ma position ou d’une action entreprise envers autrui est mise en doute, je dois accepter de lever ce doute.
  • Considérer l’amitié comme une fin et non comme un moyen. Considérer que l’amitié ne dépend pas des services rendus mais qu’elle ne demande rien et reçoit les services dans l’esprit où ils ont été rendus.
  • Toujours garder à l’esprit les obligations que je dois remplir en tant que citoyen envers mon pays et ma communauté et assurer à ces derniers ma loyauté indéfectible par mes paroles et mes actes. Leur consacrer spontanément de mon temps, de mon travail et de mes moyens.
  • Aider mon prochain en témoignant de la compassion envers ceux qui souffrent, ainsi qu’en apportant mon aide aux plus faibles et mon soutien aux nécessiteux.
  • Être prudent dans mes critiques et généreux dans mes louanges de façon
    à construire et non pas à détruire.

 

Objectifs du Lions Clubs International

 

  • Organiser, fonder et superviser des clubs philanthropiques appelés Lions clubs.
  • Coordonner les activités et standardiser l’administration des Lions clubs.
  • Créer et développer un esprit de compréhension entre les peuples du monde.
  • Promouvoir les principes de bon gouvernement et de civisme.
  • S’investir activement dans le bien-être civique, culturel, social et moral de la communauté.
  • Unir les clubs par des liens d’amitié, de fraternité et de compréhension mutuelle.
  • Fournir une plate-forme de libre discussion sur tous les sujets d’intérêt général, à l’exception toutefois des sujets de politique partisane ou d’ordre religieux.
  • Encourager les individus animés par un esprit de solidarité à servir leur communauté sans rétribution financière, stimuler l’efficacité et promouvoir des valeurs morales élevées dans divers domaines (commerce, industrie, professions, travaux publics et entreprises privées).

 

Déclaration de principe

 

  • Être le leader mondial dans le domaine des services communautaires et humanitaires.

 

Déclaration de mission

 

  • Donner les moyens aux bénévoles de servir leur communauté, de répondre aux besoins humanitaires, de favoriser la paix et de promouvoir la compréhension internationale par le biais des Lions clubs.

 

Chronologie

(Extrait du site Internet : http://www.lions100.org/FR/timeline.php )

 

Un bref historique du Lions Clubs International

En 1917, Melvin Jones, un homme d’affaires de Chicago âgé de 38 ans, propose aux membres de son club d’entreprise local de dépasser leurs considérations purement professionnelles pour s’engager en faveur de l’amélioration de leur communauté et du monde en général. Il reçoit l’approbation de son groupe, le Business Circle of Chicago.

Après qu’il ait pris contact avec des groupes homologues aux quatre coins des États-Unis, une assemblée constitutive est organisée le 7 juin 1917 à Chicago, dans l’Illinois aux États-Unis. Ce nouveau groupe prend le nom de l’un des groupes invités, l’« Association of Lions Clubs », et une convention nationale se tient à Dallas, au Texas (États-Unis) en octobre de la même année. Une constitution, des statuts, des objectifs et un code de conduite sont approuvés. Le reste appartient à l’histoire.

Alors que nous nous approchons du 100e anniversaire qui aura lieu en 2017, c’est le moment de porter un regard rétrospectif sur notre longue et fière tradition de service et les nombreux accomplissements de notre association et des Lions dans le monde entier.

 

Jalons historiques du Lions Clubs International

1917 Melvin Jones et d’autres hommes d’affaires de Chicago fondent le Lions Clubs pour améliorer la qualité de vie de la communauté. La première convention se déroule à l’Hôtel Adolphus à Dallas, Texas (États-Unis).

1920 Les Lions Clubs prennent une dimension internationale avec la création d’un club à Windsor, au Canada.

1925 Durant la convention internationale qui se tient à Cedar Point, Ohio (États-Unis), Helen Keller met les Lions en défi de devenir les « chevaliers des aveugles dans la croisade contre les ténèbres ».

1926 L’explorateur polaire et membre du Lions Club de Washington D.C., l’Amiral Richard E. Byrd, Jr. réussit à survoler le pôle Nord et emporte avec lui le drapeau Lions. Dans la même année, il accomplit un autre vol réussi au-dessus du pôle Sud.

1930 Le Lion George Bonham peint une canne blanche avec une grande bande rouge pour aider les malvoyants après avoir vu un aveugle en difficulté pour traverser la rue.

1931 Les Lions cherchent à s’implanter dans le sud et établissent un club à Nuevo Laredo, au Mexique. La première Convention internationale hors des États-Unis se tient à Toronto, Ontario (Canada).

1933 Les visiteurs de la foire internationale de Chicago peuvent découvrir les Lions Clubs dans la division des sciences sociales.

1935 Amelia Earhart, membre d’honneur du Lions Club de la ville de New-York, bat un record en accomplissant un vol sans escale entre Los Angeles et Mexico durant la convention internationale du Lions Clubs qui se tient à Mexico. Les Lions locaux offrent un lecteur de livres audio à la bibliothèque publique  de Milwaukee (États-Unis) pour permettre aux aveugles d’écouter des livres lus.

1939 Des membres du Lions Club du centre-ville de Detroit (États-Unis)  transforment une ancienne ferme du Michigan en école pour l’entraînement de chiens guides pour les malvoyants, contribuant ainsi à populariser l’utilisation  des chiens guides dans le monde entier.Pour fournir un programme de base-ball organisé pour des enfants, le Lion Carl Edwin Stotz de Williamsport, Pennsylvanie, lance un appel à soutien de la part  des Lions clubs, YMCA et d’autres partenaires de la communauté. Le 6 juin 1939, le tout premier jeu de la Little League Baseball est joué à Park Point à Williamsport (États-Unis).

1944 La première banque de cornées mondiale est créée à New York. Aujourd’hui, la plupart des banques de cornées sont sponsorisées par les Lions.

1945 Des Lions contribuent à la rédaction de la Charte des Nations Unies, démarrant ainsi un lien durable avec les Nations Unies.

1946 Le Camp de loisirs Lions pour aveugles sur la montagne Casper dans le Wyoming (États-Unis) accueille son premier groupe d’enfants aveugles.

1947 En octobre, des Lions célèbrent le 30e anniversaire de l’association dans  l’hôtel Waldorf Astoria de New York. Le Lions Clubs est devenu alors la plus grande organisation de clubs philanthropiques au monde avec ses 324 690 membres répartis dans 19 nations.Le Lions Clubs reçoit le statut de consultant auprès du Conseil économique et social des Nations Unies.

1948 Trois ans seulement après la fin de la seconde guerre mondiale, le premier Lions Club européen voit le jour à Stockholm en Suède. Quelques jours plus tard, c’est au tour de Genève (Suisse) de voir naître un nouveau Lions Club en Europe. Un Lions Club est constitué à Kalaupapa dans l’île de Molokai, Hawaï. Kalaupapa est une léproserie et tous les membres fondateurs sont atteints de la maladie de Hansen (lèpre).

1952 Les Lions des Philippines introduisent les Lions au Japon et encouragent la fondation du premier Lions Club japonais.

1954 A l’issue d’un concours international au sein des Lions, une devise officielle est choisie : « Nous servons. » Cette devise a été proposée par le Lion D. A. Stevenson de Font Hill, Ontario (Canada).

1956 Le Lions Club de Detroit offre à Stevie Wonder, âgé de 6 ans, une batterie.La base antarctique Amundsen-Scott est construite. Peu après, 16 scientifiques et militaires y fondent le 59e Lions Club.

1957 Les Lions lancent des programmes à destination de la jeunesse, notamment les très populaires Leo Clubs.

1965 Des Lions érigent le monument commémoratif international en hommage à Melvin Jones à Fort Thomas, Arizona (États-Unis).

1968 La Fondation du Lions Clubs International (LCIF) est établie. Depuis sa  fondation, la LCIF a accordé plus de 826 millions de dollars US en subventions à des œuvres humanitaires des Lions.

1971 LCI emménage dans son quatrième et dernier siège à Oak Brook, Illinois (États-Unis) après plusieurs dizaines d’années de résidence dans le centre-ville de Chicago.

1972 La LCIF accorde sa première subvention, de 5 000 dollars US, pour venir en aide aux victimes des inondations dans le Dakota du Sud aux États-Unis.

1973 En février, l’association accueille son millionième membre.

1977 Le Lion Jimmy Carter, un producteur de cacahouètes de Georgie, devient Président des États-Unis d’Amérique.

1981 Création du Lions Club Bruxelles Saint Hubert

LCBSH

1985 La LCIF octroie pour la première fois une subvention pour grandes  catastrophes d’un montant de 50 000 dollars US afin de venir en aide aux victimes du séisme au Mexique.

1986 Mère Teresa accepte la Récompense humanitaire Lions.

1987 L’association modifie ses statuts et invite les femmes à devenir membres. Les femmes constituent à présent la plus grande part des nouveaux membres.

1999 Nilofar Bakhtiar au Pakistan devient la première femme directrice internationale de l’association.

2001 La LCIF établit un partenariat avec l’association Special Olympics pour lancer le programme « Ouvrir les yeux », une initiative de dépistage des troubles visuels parmi les athlètes handicapés.

2002 Le Lions Clubs fondent deux clubs en Chine et devient la première organisation de bénévoles du pays depuis les années 1950.

2003 Par le biais du programme SightFirst, le Lions Club et le Carter Center enregistrent leur 50 millionième traitement de l’onchocercose.

2004 Le Lions Club mobilise plus de 15 millions de dollars US pour l’aide aux victimes du tsunami en Asie du Sud suite à la catastrophe.

2007 Le Financial Times classe la LCIF comme meilleure organisation non gouvernementale mondiale avec laquelle établir des partenariats.

2010 La fondation Bill & Melinda Gates verse une contribution de 5 millions de  dollars US au profit de la campagne Un vaccin : une vie et le Lions Clubs collecte plus de 10 millions de dollars US en soutien aux actions de lutte  contre la rougeole pour les deux années suivantes.

2011 La LCIF accorde sa 10 000e subvention, ce qui porte à 708 millions de dollars le montant total versé.Les Lions participent à l’administration de la 147 millionième dose de Mectizan pour soigner l’onchocercose. Suite au tremblement de terre et au tsunami au Japon, les Lions rassemblent plus de 21 millions de dollars US pour l’aide aux victimes. 30ème anniversaire de la création du Lions Club Bruxelles Saint Hubert.

2013 La LCIF s’associe à GAVI Alliance pour contribuer à protéger des millions  d’enfants contre la rougeole et la rubéole. La LCIF s’engage à collecter 30 millions de dollars US pour les campagnes de vaccination, abondés de 30 millions de dollars US de la part du gouvernement britannique et de la Bill & Melinda Gates Foundation, pour atteindre un total de 60 millions de dollars US. La Colombie parvient à éradiquer l’onchocercose grâce au soutien du partenariat des Lions et du Carter Center.

2014 Les Lions lancent le défi du service du centenaire, une initiative mondiale qui vise à aider 100 millions de personnes dans le monde.

2016  35ème anniversaire de la création du Lions Club Bruxelles Saint Hubert

35 ans LCBSH

2017  Les Lions célèbrent leur 100e anniversaire et leur premier siècle de service !

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