Notre Œuvre – Le Pensionnat Henri Jaspar

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Le Pensionnat Henri Jaspar

(Sous le Haut Patronage de SM la Reine Mathilde)

 

SM la Reine Mathilde avec les enfants du Pensionnat Henri Jaspar, le 23 mai 2018
(Photo de St. Verboomen publiée avec l’accord des familles et/ou du juge)

 

Le Pensionnat Henri Jaspar, situé à Watermael-Boitsfort, est un Service d’Accueil et d’Aide Éducative (S.A.A.E.) et un Centre d’Accueil d’Urgence (C.A.U.) pour les jeunes adressés par les Juges de la Jeunesse, les Conseillers à l’Aide à la Jeunesse ou les Directeurs des Services de Protection Judiciaire. Il accueille en permanence une cinquantaine d’enfants, âgés de 3 à 18 ans.

La Société Royale Protectrice de l’Enfance, propriétaire du Pensionnat Henri Jaspar, a été placée sous le Haut Patronage de SM la Reine Mathilde en 2017.

 

La Direction du PHJ :

 

Monsieur Antonio FRAU, Directeur du Pensionnat Henri Jaspar

 

Les équipes éducatives :

  

A gauche : les éducateurs du Centre d’Accueil d’Urgence (CAU) – A droite : les éducateurs du groupe « Résidence »

Le site…

 

Le Pensionnat Henri Jaspar est situé à Watermael-Boitsfort (avenue de la Tenderie, 78A)

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Olivier LAMBILOT (Responsable des Œuvres), Michel AMAND (Directeur du Pensionnat de 1995 à 2017), Stéphane VERBOOMEN (Administrateur délégué du Pensionnat 2013-2015) et Philippe (notre Trésorier).

 

Ils en parlent…

 

« Immersion dans un foyer d’accueil d’enfants en difficulté »

Reportage sur le Pensionnat Henri Jaspar (Journal Télévisé de la RTBF du 15 mai 2018)

« Ils sont tous mineurs et ne vivent pas dans un cadre familial traditionnel. En fédération Wallonie-Bruxelles, 4500 jeunes sont accueillis, à l’heure actuelle, dans des centres d’hébergement. « C’est un chiffre stable, d’année en année », nous explique Aude Lavry, la porte-parole de Rachid Madrane, le ministre en charge de l’aide et de la protection de la jeunesse en Fédération Wallonie-Bruxelles ».

« Tous ces enfants ont une histoire personnelle assez particulière. Ils ont été placés par un juge ou à la demande de parents qui n’arrivent pas à s’en occuper au quotidien. Certains d’entre eux ont connu des violences, des abus ou n’ont tout simplement jamais eu un encadrement parental »

« Au pensionnat Henri Jaspar, à Watermael-Boitsfort, 18 jeunes sont résidents permanents. Chaque jour, ils goûtent, étudient, jouent ensemble. « C’est un peu comme une grande famille », confie Wendy Chirico, une éducatrice du centre. Éviter de rompre le lien avec les parents, tel est l’objectif du pensionnat. Si la situation le permet, chaque enfant peut retrouver sa famille très régulièrement. « Certains enfants voient leurs parents le week-end ou lors des vacances. Nous mettons en place un dialogue avec les parents pour qu’ils puissent progressivement s’occuper à nouveau de leur fils ou de leur fille », raconte le directeur, Antonio Frau ».

« Parfois, les choses sont bien plus compliquées. En témoigne les explications d’un des jeunes garçons, qui doit rester anonyme. « Mon père me battait. Fort. Enfin, normalement. Et ma maman a une maladie », confie le jeune hébergé au pensionnat depuis plus de 4 ans ».

« Dans le couloirs de ce centre, la réalité de ces enfants est difficile mais chargée d’espoir. « Au début, je pleurais tous les jours. Maintenant, j’arrive à tenir. ma maman me manque. Ma soeur et moi, nous la voyons une heure par mois », explique une pensionnaire d’à peine 10 ans ».

« D’après la direction, 50% des jeunes pourront un jour regagner leur famille de manière durable ou trouver une famille d’accueil. Les autres resteront, ici, le temps de prendre leur propre envol ».

Lien vers le reportage : JT RTBF 15/05/2018 Immersion dans un foyer d’accueil d’enfants en difficulté

 

« Un plan d’action pour les enfants en danger »

 

PHJ« C’est un petit garçon de sept ans; il est arrivé mardi matin au pensionnat Henri Jaspar, à Boitsfort. Après une hospitalisation d’une semaine, à la suite de maltraitances, et un passage de cinq jours dans un lit d’urgence, près de Charleroi. Ils sont au total huit enfants comme lui à être hébergés dans le service d’accueil d’urgence du pensionnat, qui compte officiellement sept places ».

« Dans la section hébergement, ils sont 43 gamins (44, si on compte une adolescente en fugue ) de 0 à 18 ans à occuper les chambres aux chambranles parme ou vert, selon l’étage. Pour 39 lits agréés ».

« Il y a Nina et Romain (tous les prénoms sont d’emprunt), deux bambins de cinq et trois ans, placés par le juge pour cause de négligence parentale. A 25 et 26 ans, leurs père et mère se comportent comme des ados, consomment des stupéfiants sans avoir conscience de leur responsabilité. Les petits ont d’abord été hébergés dans une famille d’accueil d’urgence. Mais il a fallu se résoudre à l’évidence : leur placement s’étendra sur une longue période ».

« Il y a aussi Alicia, 17 ans et demi, qui est là depuis 15 jours. C’est la seule personne non handicapée de sa famille. Son père abusait d’elle; il s’est suicidé quand elle l’a dénoncé. Avant sa mort, il lui avait glissé le numéro de téléphone du home. Alicia a repris l’école; elle doit vite trouver du travail. Dans six mois, elle devra quitter le home ».

Lien vers l’article : La Libre 12/01/2011 Un plan d’action pour les enfants en danger

 

Le Pensionnat Henri Jaspar, 80 ans de présence à Watermael-Boitsfort…

Discours de Michel AMAND, Directeur du PHJ, à l’occasion du 35ème Anniversaire du Lions Club Bruxelles Saint Hubert (21 octobre 2016)

 

A l’origine, nous sommes en 1892, un lieutenant de l’armée belge entouré de quelques édiles et amis dont un commissaire de police, fondent la Société Protectrice des Enfants Martyrs. Ils sont émus par les enfants qui traînent dans la rue, abandonnés ou maltraités par des parents violents.

Ils prennent soin de ces enfants, les éloignent de cette maltraitance souvent grâce à des familles d’accueil.

Plusieurs initiatives sont menées par les membres de cette société qui sera rejointe au début du XXème siècle par Monsieur HENRI JASPAR, futur Ministre de la Justice et puis par Monsieur Jules LEJEUNE, à l’origine d’une des premières lois sur la protection de la jeunesse.

En 1912, la Société devient « Société Royale ». Elle prend de l’importance et au fil des dons elle acquiert du terrain dans la région de Gembloux et ouvre une ferme-école pour les garçons et une école ménagère pour les filles à Ernage.

C’est en 1936 qu’un nouveau leg va permettre l’installation du futur Pensionnat Henri Jaspar à Watermael-Boitsfort, avenue Van Becelaere. Il accueille uniquement des jeunes filles. Parallèlement, pour les garçons, la Société Royale fonde le Pensionnat Jules Lejeune toujours situé à Wezembeek-Oppem.

Nous avons peu de traces de cette période durant laquelle des jeunes filles en danger sont hébergées dans cette maison de maître et ce grand jardin qui s’étend jusqu’à l’avenue de la Tenderie.

Le seul témoignage que j’ai recueilli par hasard m’est venu un dimanche lorsque je me trouvais à l’entrée. Un couple âgé passe sur le trottoir et la dame m’aborde : « Vous travaillez ici Monsieur ? », « Oui, je suis le Directeur », « Et bien il faut continuer Monsieur parce que ce pensionnat m’a aidé quand j’étais jeune. Il faut continuer Monsieur… ». Et son mari de la tirer par le bras : « Allez viens tu vois bien que tu déranges ce monsieur »… Me déranger ? Au contraire, je n’ai jamais oublié cet encouragement extraordinaire au travail des équipes éducatives du Pensionnat Henri Jaspar.

Mais en 1975 l’idée de construire un nouveau bâtiment plus adapté va se concrétiser par la vente de la moitié de la propriété côté « Van Becelaere » : le Pensionnat Henri Jaspar actuel est né. Il est d’abord conçu comme un home avec cuisine centrale et dortoirs. Mais la Protection devient l’Aide à la Jeunesse et de nombreuses transformations vont se succéder pour offrir des chambres individuelles sauf pour les plus jeunes et puis des cuisines séparées pour les différents groupes de vie.

En 1992, sous l’impulsion du psychologue Patrick Lurquin, les groupes se spécialisent en fonction du type de problèmes rencontrés par les jeunes du Pensionnat : groupe « Accueil-observation » pour des séjours courts qui visent la réinsertion en famille, groupe « Résidence » pour les jeunes qui ont besoin d’un placement plus long, et groupe de « préparation à l’autonomie » (futur « Des Liens et des Ailes ») pour des jeunes filles qui visent à s’installer plus tard en appartement individuel.

En 2003, la Ministre Nicole Maréchal nous a permis d’ouvrir un Centre d’Accueil d’Urgence de 7 places. Inutile de dire qu’il est toujours rempli !

Nous essayons de vivre en bonne entente avec nos voisins, même si 50 enfants et adolescents, ça fait parfois trop de bruit pour eux.

Nous essayons d’améliorer sans cesse la qualité de notre accueil et tant au niveau des infrastructures que des activités récréatives, nous avons pu compter sans relâche sur la présence active des membres du Lions Club Bruxelles Saint Hubert.

Quand je suis arrivé en 1995, le premier don reçu était une grande table en bois avec des bancs, puis d’autres aménagements du jardin etc…

Aujourd’hui, le dernier cadeau reçu permettra de diminuer les bruits des plus petits qui roulent sur l’allée en pierres bleues : nous avons pu troquer les tricycles en plastic dur contre des draisines en bois et roues  de caoutchouc.

Merci au Lions, merci aux membres du personnel du Pensionnat, à ceux qui restent longtemps au poste comme Anne-Catherine, Patrick, Salva ou Isabelle, comme Maryline, Valérie, Pascal, Véronique, Chantal, ou Marie-France, Geneviève et etc… Et merci à ceux qui nous rejoignent et enrichissent nos équipes au fil des années.

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Michel Amand, directeur du pensionnat Henri Jaspar
et la Ministre Evelyne Huytebroeck

 

Notre aide financière

 

L’intégralité des bénéfices réalisés tout au long de l’année est destinée au Pensionnat Henri Jaspar.

Ainsi, les différentes actions organisées par le Lions Club Bruxelles Saint Hubert (rallyes, concerts, brocantes, vente de massepain, théâtre etc.) servent à financer :

(liste non exhaustive)

      • des stages de vacances ;
      • la création d’une salle des devoirs ;
      • petits travaux d’isolation, de peinture et d’embellissement des locaux ;
      • achat de jeux de jardin ;
      • achat de mobilier (nouvelle cuisine etc.) ;
      • l’achat de minibus ;
      • plantation d’arbres et de fleurs dans le jardin.

 

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Le 1er Prix de l’Œuvre Nationale a été remis au Lions Club Bruxelles Saint Hubert, pour son soutien au Pensionnat Henri Jaspar, lors de la Convention nationale du 10 juin 2017 à Enghien. L’obtention de ce Prix, d’une valeur de 15.000 euros, permettra à notre Club d’améliorer encore davantage la qualité et le cadre de vie de la cinquantaine d’enfants qui résident au Pensionnat.

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Le minibus offet par le Club, les plantations avec Olivier et la restauration des meubles de jardin

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Nos activités avec les enfants

 

Chaque année Bruxelles Saint Hubert finance, organise et participe à plusieurs activités avec les enfants du Pensionnat Henri Jaspar (liste non exhaustive) :

      • la Saint Nicolas ;
      • journée au parc d’attraction d’Efteling, au parc animalier de Pairi Daiza…
      • la Chasse aux œufs de Pâques ;
      • après-midi au Cirque ;
      • sorties Cinéma, Théâtre…

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Journée à Efteling (septembre 2016)

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Efteling, Pairi Daiza et la Chasse aux œufs avec Mikaël…

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Cap Kids avec Thanh Hà (Bruxelles – Ostende à vélo)

 

Awards

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Juin 2017 – Le Lions Club Bruxelles Saint Hubert a reçu le 1er Prix de l’Œuvre Nationale (15.000 euros) pour son soutien au Pensionnat Henri Jaspar

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Avril 2016 – Le Pensionnat Henri Jaspar a été élu, par le Lions Clubs International – District 112C Belgium, « Œuvre de l’année 2016 »